Sexualité et sociétés arabes
N° 41 Printemps 2002
« Qu’il me baise des baisers de sa bouche car ses étreintes
sont meilleures que le vin… » (Cantiques des
cantiques).
« Ce n’est pas un vin de vertige qui m’enivre, mais son
regard, et sa marche ondulante a chassé mon sommeil. Ce
n’est pas le sang de la treille qui me distrait, mais sa
chevelure. Ce n’est pas le vin clairet qui me soulève, mais
ses vertus si belles. Mon âme se noue aux boucles de sa
tempe. Et je perds la raison en pensant à ce que voile sa
tunique » (La Volupté d’en mourir, Traduction inédite
d’un conte des Mille & Une Nuits (153 à 169) par Jamal
Eddine Bencheikh, Editions Alternatives, 2001 ; p. 38).
« Je pratique la religion de l’amour. Où que se tournent ses
chevaux : Partout c’est l’amour qui est ma religion et ma
foi » (Ibn al-‘Arabî, Turjumân al-‘ashwâq –L’Interprète
des désirs–, poème traduit par A. Tlili, Beyrouth, 1961).