La face cachée de l’Algérie
N° 45 Printemps 2003
Bien avant de se mettre en place, l’Année de l’Algérie en France,
prévue pour 2003, avait déjà suscité des polémiques telles que
les protagonistes français et algériens – les Etats – avaient été
amenés à se positionner plus nettement. Du côté français on a pu alors
constater, au-delà des décisions du pouvoir politique, les hésitations
et les réticences du Quai d’Orsay. Ce qui, entre autres, en dit long sur
l’appréciation réelle que porte l’appareil diplomatique français sur la
réalité du pouvoir à Alger. Par contre, du côté algérien les intentions
étaient alors clairement explicitées : « L’Année de l’Algérie en France se
présente avant tout comme une formidable opportunité de structurer positivement
cette image (négative)… dans le sillage de l’action engagée par le
Président de la république au plan de la communication internationale »
précise un document confidentiel du Comité national algérien1.