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And Patrick Habis

Comment les législatives se négocient : quelques réflexions sur les élections égyptiennes

Tewfic Aclimandos: Chercheur associé à la chaire d’histoire contemporaine du monde arabe du collège de France, Professeur invité à Paris 1.

Le système clientéliste sur lequel s’appuyait le régime Moubarak était en crise. Le truquage des élections législatives de 2010 et le non accès de l’opposition au Parlement ont été deux causes majeures de la chute de ce régime. Pour contrer les processus révolutionnaires, le Conseil Supérieur des forces armées a organisé une transition démocratique, libéralisant les conditions de créations des partis, mettant à jour les listes électorales et organisant des élections sans intervention étatique pour peser sur les résultats – une condition nécessaire mais insuffisante pour parler d’élections libres, puisque tous les concurrents ou presque ont violé la loi et commis des irrégularités. Parmi ces concurrents, certains ont choisi de se coaliser, d’autres ont fait cavalier seul.Les islamistes, comme prévisible, ont remporté une écrasante majorité – mais le rapport de forces entre salafistes et Frères est beaucoup plus équilibré que prévu, ces derniers n’ayant pas obtenu la majorité absolue, et le score des formations non islamistes n’est pas déshonorant.

Vous pouvez vous procurer, en version numérique, cet article ou l’intégralité du Numéro 82 : Égypte, Tunisie : de la rue aux urnes sur le site de Cairn.info à l’adresse suivante : http://www.cairn.info/revue-confluences-mediterranee-2012-3.htm