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Dernier Numéro

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And Patrick Habis

Introduction : Un printemps syrien

Burhan Ghalioun:
Farouk Mardam Bey:

Avec la disparition du président Hafez al-Assad en juin 2000 et l’élection de son successeur désigné, son propre fils Bachar, à la tête de l’Etat, du parti et de l’armée, la Syrie est entrée dans une période de transition incertaine dont la durée et l’issue dépendent pour l’essentiel des évolutions en cours sur la scène régionale. La politique d’ouverture contrôlée promise par le nouveau président dans son discours d’investiture, et effectivement conduite sous son impulsion durant ce qu’on a appelé « Le printemps de Damas », n’a pas tenu plus de six mois. D’une part, parce que la vieille garde, effarouchée par le réveil de la société civile et inquiète pour ses privilèges, a rapidement réussi à reprendre la situation en main, imposant cette idée qu’une réforme économique libérale, d’ailleurs devenue inévitable, peut parfaitement être menée à bien sans qu’elle soit accompagnée d’une libéralisation politique et sans que soient transgressés les tabous concernant l’armée, le parti dirigeant et la personne du président défunt. D’autre part, parce que la conjoncture régionale, qui contrariait déjà sérieusement le jeu de la Syrie, et qui allait par la suite la priver de la plupart de ses atouts, accordait un funeste crédit aux caciques du régime, postés en défenseurs de la sécurité extérieure du pays et de son unité nationale.

Vous pouvez vous procurer, en version numérique, cet article ou l’intégralité du Numéro 44 : Un printemps syrien, sur le site de Cairn.info à l’adresse suivante : http://www.cairn.info/revue-confluences-mediterranee-2003-1.htm