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L’Algérie face au « printemps arabe » : l’équilibre par la neutralisation des contestations

Louisa Dris Aït Hamadouche: Maître de conférences, Faculté des Sciences Politiques et de l’Information, Alger 3.

Contrairement à la plupart des prévisions, le printemps arabe n’est pas passé par l’Algérie. Point de mobilisation de grande ampleur sur les réseaux sociaux d’une jeunesse largement connectée, ni de manifestations de rue massives, ni de place « Tahrir » au centre d’Alger. Quant aux débats politiques, ils traduisent des lectures contradictoires tant sur les formes que les révoltes arabes adoptent, que vis-à-vis de leur impact à long terme. Pourquoi les émeutes sporadiques ne débouchent-elles pas sur un mouvement social de grande ampleur ? Les islamistes sont-ils en situation d’attente ou d’incapacité ? Cet article propose d’analyser les raisons du statut quo en Algérie en avançant l’hypothèse selon laquelle le système algérien de la base au sommet (régime politique, élite, médias, partis politiques, groupes sociaux divers) est constitué de forces contraires dont l’activisme et le dynamisme sont, de fait, neutralisés par leur contradiction. Ainsi, les dirigeants algériens maintiennentils l’équilibre/la stabilité grâce à la neutralisation des acteurs, laquelle est obtenue par le jeu de l’exacerbation de leurs contradictions et de l’échange politique.

Vous pouvez vous procurer, en version numérique, cet article ou l’intégralité du Numéro 81 : Algérie, 50 ans après sur le site de Cairn.info à l’adresse suivante : http://www.cairn.info/revue-confluences-mediterranee-2012-2.htm