Le silence de l’Europe
Christian Heynold
Oslo est mort, l’Union européenne n’en pleure pas. Ces
accords avaient été négociés en 1991, entre Israéliens et
Palestiniens, dans la capitale d’un pays ne faisant pas
partie de l’Union et signé à Washington, sans participation
européenne.
Juridiquement, le texte, appelé Oslo I, n’était rien d’autre
qu’une déclaration de principes qui reprenait l’orientation
politique exprimée à maintes reprises par les
Européens depuis la déclaration de Venise (1980), à
savoir : respect du principe d’autodétermination pour le
peuple palestinien, y compris l’hypothèse de la création
d’un Etat indépendant, assorti de garanties de sécurité
pour Israël.
L’Europe avait-elle eu raison trop tôt ? Si oui, pourquoi
n’a-t-elle pas trouvé les moyens pour traduire une
analyse pertinente en politique dans une région limitrophe
pour laquelle elle porte une responsabilité historique
considérable ? La nouvelle donne politique américaine
favorise-t-elle un aggiornamento du rôle de
l’Union en Méditerranée ? Pour trouver une réponse à
ces questions un bref retour en arrière s’impose.
Vous pouvez vous procurer, en version numérique, cet article ou l’intégralité du Numéro 37 : Israël-Palestine : La violence ou le droit, sur le site de Cairn.info à l’adresse suivante : http://www.cairn.info/revue-confluences-mediterranee-2001-2.htm