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Opposition de gauche et opposition islamiste en Egypte : Concepts et pratiques révolutionnaires partagés

Amélie Régnault: Doctorante, Université Paris I Panthéon-Sorbonne.

La révolte égyptienne de janvier-février 2011 a été impulsée puis menée par une coalition hétéroclite de forces sociales et politiques. Un tel rassemblement est l’aboutissement d’un processus nourri depuis les années 1970 : la constitution et le renforcement d’une opposition égyptienne, dont le spectre s’étend de la gauche « progressiste » aux Frères musulmans et qui partage des mots d’ordre largement empruntés à l’arsenal conceptuel socialiste. D’abord brandis par le régime nassérien afin de légitimer le pouvoir, les concepts anti-impérialistes sont peu à peu réappropriés par une partie de l’opposition, qui les intègre à un discours aussi bien « progressiste » qu’islamiste. Malgré son caractère hétérogène, cette dernière adopte la stratégie du rassemblement à plusieurs reprises, entre les années 1970 et 2011, pour former un front uni contre le régime. Communistes et islamistes, privés de statut légal, rivalisent pour le contrôle des espaces de mobilisation, comme les universités. Pourtant, seuls les seconds parviennent réellement à impulser ou récupérer une dynamique d’opposition soutenue par la population.

Vous pouvez vous procurer, en version numérique, cet article ou l’intégralité du Numéro 77 : Révoltes arabes : premiers regards sur le site de Cairn.info à l’adresse suivante : http://www.cairn.info/revue-confluences-mediterranee-2011-2.htm