Imam Ali : « Les gens sont hostiles à tout ce qu’ils ignorent »
L’hypothèse de la bombe A iranienne est devenue l’axiome d’une problématique simpliste. Elle est l’instrument de toutes les accusations contre l’Iran. L’hypothèse repose sur l’existence d’une animosité entre Téhéran et Washington ou Tel-Aviv qui inciterait l’Iran à se doter de la bombe A. D’où l’équation faussement proposée, si terrifiante : Iran + Nucléaire = Iran + Bombe A ou, plus apocalyptique, Iran + Bombe A = Iran + attaque d’Israël ou des Etats-Unis d’où surgirait une Troisième Guerre mondiale1. Mais une question se pose d’emblée : l’existence d’une hostilité, comme il s’en rencontre partout, justifie-t-elle d’avancer un préjugé qui conduirait à quelque point de non retour ? Ou encore, dans un climat d’animosité, où le but serait de l’emporter sur ceux qui lui sont hostiles, l’obtention par l’Iran d’une médiocre bombe A ne serait-elle pas, au contraire, un facteur assuré d’auto-destruction, face aux gigantesques arsenaux nucléaires ultra-sophistiqués de ses ennemis ?