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Main basse sur Jérusalem : Un plan de « décapitation du processus de paix ».
Consolider la conquête de Jérusalem pour ne plus jamais la lâcher, telle a été la politique israélienne dès après la guerre de 1967. Aujourd’hui c’est à une fuite en avant à marche forcée que l’on assiste comme si Israël redoutait que la ville ne lui échappe...Tout est fait sur le terrain pour empêcher que la partie orientale ne puisse devenir la capitale de l’Etat de Palestine. Déjà en 1950, contrairement aux dispositions des armistices et nonobstant la résolution de l’ONU du 19 décembre 1949 qui avait décidé d’internationaliser la ville – coupée de fait en deux par la ligne d’armistice, entre l’Etat d’Israël et la Transjordanie, Israël en avait annexé la partie occidentale et le parlement israélien avait proclamé que « Jérusalem est, et a toujours été sa capitale ».
Sylviane de Wangen
30 juillet 2010
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Nations et territoire : quelles institutions ?
N° 73 Printemps 2010

Ce que Paul Valery avait dit du caractère mortel des civilisations vaut pour les institutions politiques, et d’abord pour celles qui ont dû gérer une pluralité de peuples, langues, coutumes, religions… Des ensembles institutionnels ont été bâtis qui ont produit des « civilisations » avant de disparaître. Une richesse culturelle trop disparate a eu raison d’elles à la longue. Il y a un siècle, l’empire ottoman et l’empire austro-hongrois se sont effondrés ; l’Union soviétique et la Yougoslavie ont disparu hier.

Le ciment de ces ensembles était différent, mais tous ont eu en commun de n’avoir pas pu transformer un lien autoritaire en une adhésion consentie. Un meilleur fonctionnement démocratique aurait-il permis d’aboutir à un équilibre satisfaisant, durable, entre fidélités particulières et consentement à des institutions régulatrices de l’ensemble ? [...]

Dossier dirigé par Robert Bistolfi
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