Article parus dans le nouvel observateur. Janvier-février 2012.
Les espoirs démocratiques nés de la décolonisation ont vite été balayés par l’établissement de régimes autoritaires. Pour autant, tous les chefs d’État arabes de la seconde moitié du xx’ siècle n’ont pas été des despotes entièrement insensibles au sort de leur peuple Par Paul Balta.
Les révoltes du monde arabe ont d’ores et déjà forgé ce que l’on peut qualifier de tournant dans l’histoire du monde arabe. Les fins successives des régimes de Zineddine Ben Ali (Tunisie), Husni Mubarak (Egypte) et Moammar Kadhafi (Libye) ont en effet laissé ouvertes d’autres brèches (Bahreïn, Syrie, Yémen) dont l’issue peut parfois paraître incertaine. Cela alors que, en parallèle, maints autres pays (Algérie, Maroc, Jordanie…) ont procédé à des annonces de réformes visant à leur éviter de subir un sort similaire.
Cela étant dit, et en dépit des apparences, l’on aurait tort de vouloir déconnecter ces évolutions du monde arabe d’un contexte géopolitique plus large. Au-delà des « révoltes de la dignité », il ne faut en effet pas oublier que bien des acteurs internationaux ont suivi de près la situation exacerbée prévalant dans ces espaces stratégiques… et ont même essayé d’en tirer un profit maximal. Etats-Unis, Chine, Russie, mais aussi France, Royaume-Uni, Arabie saoudite, Turquie et Qatar sont autant de pays qui ne pouvaient assister les bras croisés à une dynamique qui demeure présente dans un espace qui leur est vital et/ou les concerne à des titres divers. Ainsi, de révoltes essentiellement liées à une recherche par les populations de perspectives socio-économiques reluisantes, on est passé à une configuration dans laquelle personne ne voulait se sentir perdant. [...]
France 24. Le 03.01.2012
La Ligue arabe a envoyé une mission d’observateurs en Syrie. Une mission aujourd’hui très contestée. Quelle est la légitimité de cette mission ? Que peut-elle faire concrètement ? Quelle est exactement cette organisation très divisée qu’est la Ligue Arabe ? Vanessa Burggraf et ses invités abordent toutes ces questions dans ce débat.
Michel BOUNAJEM, directeur du bureau de Paris, Asharq Al-Awsat, premier quotidien panarabe.
Jean-Paul CHAGNOLLAUD, Directeur de liReMMO (Institut de Recherche et dEtudes Méditerranée et Moyen Orient), Professeur des Universités
Khattar ABOU DIAB, Politologue, enseignant en relations internationales Université Paris Sud
Ahmed BEN HALLI, Secrétaire Général adjoint de la Ligue Arabe
Compte tenu de l’actualité, la rédaction de Confluences a jugé utile de signaler cette étude faite à l’université d’Oxford sur les conséquences d’une attaque contre les sites nucléaires d’Iran.
Executive Summary
An air attack on Iran by Israeli or US forces would be aimed at setting back Iran’s nuclear programme by at least five years. A ground offensive by the United States to terminate the regime is not feasible given other commitments in Iraq and Afghanistan, and would not be attempted. An air attack would involve the systematic destruction of research, development, support and training centres for nuclear and missile programmes and the killing of as many technically competent people as possible. A US attack, which would be larger than anything Israel could mount, would also involve comprehensive destruction of Iranian air defence capabilities and attacks designed to pre-empt Iranian retaliation. This would require destruction of Iranian Revolutionary Guard facilities close to Iraq and of regular or irregular naval forces that could disrupt Gulf oil transit routes. Although US or Israeli attacks would severely damage Iranian nuclear and missile programmes, Iran would have many methods of responding in the months and years that followed. These would include disruption of Gulf oil production and exports, in spite of US attempts at pre-emption, systematic support for insurgents in Iraq, and encouragement to associates in Southern Lebanon to stage attacks on Israel. There would be considerable national unity in Iran in the face of military action by the United States or Israel, including a revitalised Revolutionary Guard. One key response from Iran would be a determination to reconstruct a nuclear programme and develop it rapidly into a nuclear weapons capability, with this accompanied by withdrawal from the Non-Proliferation Treaty. This would require further attacks. A military operation against Iran would not, therefore, be a short-term matter but would set in motion a complex and long-lasting confrontation. It follows that military action should be firmly ruled out and alternative strategies developed.