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Les Chrétiens dans la résistance palestinienne
À Bethléem, le 11 décembre 2009, une prise de position forte de théologiens palestiniens a été rendue publique1 : rares ont été les médias à en rendre compte. Ce texte a été signé par seize dignitaires chrétiens représentants différentes Églises, et le premier des signataires est le Patriarche catholique Michel Sabbah. Ce texte est important à plusieurs titres, et d’abord parce qu’il est d’une netteté inhabituelle pour un texte religieux. Certes, ses signataires affirment se situer sur le seul terrain des valeurs chrétiennes et récusent toute accusation de glissement vers la pure politique. Mais les exigences éthiques qu’ils posent ne peuvent pas ne pas avoir de portée politique. N’est-ce pas admis explicitement lorsqu’il est demandé à « toutes les Églises et tous les chrétiens du monde (…) de se lever contre l’injustice et l’apartheid » ? Lorsque sont dénoncées « les théologies qui servent de justification aux crimes perpétrés contre notre peuple et à l’expropriation de notre terre » ? Lorsqu’il est dit « de façon claire que la résistance non-violente à cette injustice est un droit et un devoir pour tous les Palestiniens, y compris les chrétiens » ?
Robert Bistolfi
17 février 2010
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Souveraineté économique et réformes en Algérie
N° 71 Automne 2009
Les mesures adoptées par la Loi de finances complémentaire (LFC) 2009, en introduisant de fortes restrictions à la fois aux importations, à l’investissement étranger et au crédit à la consommation, ont surpris par leur radicalité, alors même que les autorités insistaient sur la résilience de l’économie algérienne face à la crise internationale. Ces mesures participent-elles seulement d’une adaptation au contexte international de crise ou expriment-elles des changements profonds en matière d’orientation économique ? Alors que le constat est implacable - désindustrialisation, effets pervers de la rente pétrolière et gazière, dérive des importations -, découlent-elles d’une remise en cause de l’ouverture économique, d’une restauration des leviers de régulation ou d’une volonté de répondre à des tensions sociales croissantes ? Ne révèlent-elles pas, plus fondamentalement, la situation de blocage du processus de réformes économiques qui trouve ses racines dans les contradictions du rôle de l’Etat dans l’économie nationale depuis la fin des années 1980 ?
Dossier préparé par Mihoub Mezouaghi et Fatiha Talahite
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